FLORENCE LEVILLAIN

Lauréate Concours #LeicaSolidaire

"C'est l'histoire d'une adolescente qui décrit le monde qui s'offre à elle. Le monde présent confiné, absurde, contradictoire mais auquel elle tient malgré tout et le monde à venir, inquiétant, entaché de problèmes écologiques, sociaux, sanitaires mais qu'elle souhaite irréductiblement humoristique et créatif..." Florence Levillain

 

Publié le 19. janvier 2021 avec Leica Q

 

CONCOURS LEICA SOLIDAIRE

Leica Camera France a souhaité apporter son soutien aux photographes professionnels équipés en Leica pendant le deuxième confinement en novembre 2020. Nous savons que ce double confinement a pénalisé encore une fois une profession déjà fragilisée. C'est pourquoi nous avons lancé un appel à candidatures sur Instagram pour participer à un concours qui permettait de gagner 2000 euros répartis entre 2 lauréats.

Nous avons choisi trois lauréats Florence Levillain, Benoît Linero et Romaric Lopez qui ont répondu à l'appel à candidatures.

Florence Levillain est photographe auteur, représentée par la maison de Photographes Signatures et a bien voulu nous en dire plus sur cette belle série.

Pendant le premier confinement en avril 2020, tu avais déjà produit une première série réalisée chez toi, en scénographiant les loisirs dont nous étions privés ! Cette deuxième série aborde plus l’isolement et le rêve de l’adolescent, en cette période compliquée. L’adolescent confiné dans une bulle, aux prises avec ses rêves d’espace, de fêtes, d’évasion et de préoccupations écologiques. Peux-tu nous en dire plus sur celle-ci ?

C'est une série assez ambivalente qui a pour but d'émouvoir et de questionner sur l'avenir de nos ados. J'y représente un monde  futuriste (mais plus tant que cela) dans lequel il faudrait porter une bulle pour survivre. Cette bulle protège mais isole aussi. Les mises en scènes se veulent évocatrices des problèmes sociétaux et environnementaux qui inquiètent particulièrement nos jeunes : distanciation sociale, solitude, pollution, uniformisation,  disfonctionnements en tous genres.... Les situations  sont toujours reliées au quotidien comme dans tous mes travaux personnels mais le choix esthétique est ici volontairement humoristique, poétique, coloré et finalement plein d'énergie et d'espoir car comme l'adolescente qui pose pour moi, j'ai besoin d'y croire.

Comment t’est venue l’idée de cette série et comment l’as-tu travaillée ?

Cette idée de série m'est venue à l'occasion du premier confinement alors que je me mettais en scène pour mes images "effets secondaires". Je m'amusais beaucoup à me déguiser, trouver des accessoires, réfléchir à des scénettes...sous les yeux amusés de ma famille elle aussi confinée. Cela a motivé ma fille cadette qui voulait depuis longtemps faire avec moi une série sur l'écologie. Nous avons échangé sur les causes qu'elle souhaitait défendre ou les sujets qu'elle voulait dénoncer mais surtout nous sommes tombées d'accord sur le fait que nous n'avions pas envie de rajouter de la noirceur à la situation mondiale déjà bien compliquée. Nous avions besoin comme tout le monde d' imaginer de la beauté, de la légèreté. Alors avec une liste thématique fixée ensemble j'ai écrit, dessiné pour trouver des symboles ou des évocations qui parleraient de ces problèmes. Puis dès le déconfinement j'ai fait un gros travail de repérage pour que nos idées s'appuient sur des décors, souvent très sobres mais esthétiques. La lumière vient ensuite soit naturelle soit ajoutée en fonction du besoin.  Il en ressort une série assez sarcastique mais volontairement poétique. Le message parfois s'évapore d'ailleurs au profit de l'émotion pour que chacun puisse s'en approprier le sens.

Est-ce que le confinement t’a permis de repenser ton travail de photographe et d’explorer de nouveaux champs de la photographie ?

En workshop, je défends l'idée qu'a tout moment, autour de soi, l'on peut trouver une bonne image si l'on ne se contente plus de voir la vie mais de la regarder, l'explorer sous toutes ses coutures. Le confinement m'a mise au défi de l'exercice et m'a obligée, comme tout le monde, à réinventer mon quotidien. Cela m'a poussée à être obligatoirement créative et donc à explorer des pratiques inhabituelles. J'y ai fait 2 séries : une quotidienne, qui s'approche plus de mon travail de reportage ou de recherche, sur 1m2 de Vasistas et l'autre où je créais des histoires avec ce qui m'entourait. 

Mais depuis toujours mon travail personnel est extrêmement varié. Je choisis très librement le style d'écriture que je trouve la plus adaptée au sujet et cela va du reportage à la mise en scène en passant par le documentaire. le confinement a accentué cette envie de mise en scène que j'avais amorcée avec un travail sur les expressions françaises avant la pandémie.  J'y recherche de l'imaginaire, de l'évasion ce qui donne naissance à des images beaucoup plus produites entièrement construites et dessinées. Dans ce genre de travail on écrit un scénario et les repérages, le stylisme, la lumière sont prépondérants. Mais ce sera  jusqu'à ce que le reportage et/ou le documentaire me manquent !

Nous savons que tu es équipée d’un Leica Q ! Qu’est-ce que tu lui trouves de particulier ?

Il a tout ce que j'aime, il est petit, léger et donc facilement transportable. Il est très simple et ergonomique me permettant même de retrouver les reflexes de l'argentique mais il a toutes les fonctions importantes de la modernité numérique (viseur EVF, écran tactile, menu détaillé etc....). De ce fait, il ne me quitte jamais car il peut tout aussi bien servir de boitier de secours en déplacement, de second boitier en commande ou de compagnon unique en voyage.

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